L’Afrique du Sud, le Kenya, et le Mali sont les pays qui investissent le plus dans la recherche et développement (R&D) en Afrique, d’après une étude publiée par l’Unesco.

Combien d’argent les pays africains consacrent-ils à la recherche ? Beaucoup d’entre nous se sont sûrement posé une fois cette question. L’Unesco lève un coin du voile dans son étude «Combien votre pays investit-il en R&D ?» Cette étude a porté sur 137 pays à l’échelle mondiale, dont 32 en Afrique.

Selon l’organisme onusien, le trio de tête est composé de l’Afrique du Sud, le Kenya et le Mali. Ces trois pays consacrent d’importants montants en matière de recherche ; près de 5 milliards de dollars et 404 chercheurs pour 1 million d’habitants dans la nation arcen-ciel, près de 800 millions de dollars et 230 chercheurs pour 1 million d’habitants au Kenya, et environ 90 milliards de FCFA (plus de 153 millions de dollars) et 29 chercheurs pour 1 million d’habitants au Mali.

Ce qui fait de ce dernier le premier investisseur dans ce domaine en Afrique francophone. Au niveau mondial, les États-Unis (457 milliards de dollars), la Chine (368 milliards de $), le Japon (166 milliards de $), l’Allemagne (106 milliards de $), et la Corée du Sud (74 milliards de $) figurent en tête du peloton des premiers investisseurs. Mais s’agissant du pourcentage de la R&D dans le PIB (produit intérieur brut), le classement change, puisqu’on y retrouve respectivement la Corée du Sud (4,3%), Israël (4,1%), le Japon (3,6%), la Finlande (3,2%), et la Suède (3,2%).

Selon l’Institut de statistique de l’Unesco, ces trois pays se rapprochent le plus des objectifs régionaux dans la recherche et développement (R&D), conformément aux Objectifs mondiaux de développement durable (ODD) fixés par les Nations unies. Ces ODD engagent les pays membres de l’ONU à augmenter leurs dépenses en R&D et le nombre de chercheurs d’ici à 2030.

L’Union africaine, pour sa part, demande à ses membres de consacrer 1% de leur PIB à la recherche. «L’innovation est la clé de réalisation de chacun des Objectifs de développement durable. Il est donc essentiel de poursuivre les investissements en R&D dans les domaines du savoir, de la technologie et de la pensée, qui animent l’innovation dans les pays», a indiqué Silvia Montoya, la directrice de l’Institut de statistique de l’Unesco.

Toutefois, il est important de souligner que ce rapport se focalise plus sur les efforts financiers des États que sur les différentes stratégies mises en place pour le développement de la recherche. Ce rapport souligne des disparités régionales en Afrique subsaharienne, ou l’on constate que les pays francophones sont les plus en retard dans les objectifs de renforcement des capacités ¢en matière de recherche.