African Development Bank Group (AfDB)

Le Groupe de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org) a appelé à considérer la cuisson propre comme un impératif de développement et une responsabilité collective, exhortant les gouvernements et les partenaires à la placer au cœur de la transition énergétique de l’Afrique.

Cet appel a été lancé lors de la réunion de haut niveau des chefs d’État sur la cuisson propre en Afrique, tenue mercredi 23 septembre dans le cadre de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Organisée par le Kenya et la Norvège, en collaboration avec l’Agence internationale de l’énergie, la Clean Cooking Alliance et UN Energy, c’était la première fois dans l’histoire de l’Assemblée générale des Nations unies que la cuisson propre occupait le devant de la scène.

Cet événement a réuni des chefs d’État, des ministres, des banques multilatérales de développement, des agences des Nations unies et d’autres partenaires, dans le but de rehausser l’ambition politique et d’accélérer les progrès vers un accès universel à des solutions de cuisson propre sur l’ensemble du continent africain.

Près d’un milliard d’Africains n’ont toujours pas accès à des solutions de cuisson propre, ce qui contraint de nombreux ménages à recourir au bois, au charbon de bois et à d’autres combustibles traditionnels issus de la biomasse, qui contribuent à la pollution de l’air intérieur, à la déforestation et à une perte de productivité. Les femmes et les enfants sont touchés de manière disproportionnée, étant exposés aux risques sanitaires les plus élevés et consacrant des heures à la collecte de combustible, temps qui pourrait être consacré à l’éducation, au travail et à l’entrepreneuriat.

Le président kenyan William Ruto, qui s’est exprimé lors de cet événement, a déclaré que la cuisson propre devait être intégrée dans la planification nationale de tous les gouvernements africains. Le Kenya accueillera le deuxième Sommet sur la cuisson propre en Afrique à Nairobi en janvier 2027, au cours duquel les dirigeants et les partenaires devraient transformer la dynamique politique née à New York en engagements d’investissement concrets et en plans de mise en œuvre.

Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente principale du Groupe de la Banque africaine de développement, qui représentait le président Sidi Ould Tah, a déclaré que la cuisson propre ne pouvait plus être considérée comme une question secondaire dans le cadre de la transition énergétique. « La manière dont une famille cuisine a des répercussions sur la santé, les forêts, la productivité, l’égalité des sexes et le quotidien de millions de femmes et d’enfants en Afrique », a-t-elle déclaré. « Il ne s’agit donc pas d’une question marginale, mais d’un enjeu central pour le développement, l’action climatique et la dignité humaine.

« Mission 300 » — l’initiative conjointe du Groupe de la Banque africaine de développement et du Groupe de la Banque mondiale visant à raccorder 300 millions d’Africains au réseau électrique d’ici 2030 — a contribué à faire évoluer le débat sur l’accès à l’énergie des ménages, a déclaré Mme Akin-Olugbade. Elle a précisé que les 36 « Pactes nationaux de l’énergie » adoptés à ce jour par les pays africains dans le cadre de cette initiative incluent tous désormais des objectifs sur la cuisson propre, les pays s’engageant dans diverses voies, notamment les fourneaux améliorés, le gaz de pétrole liquéfié, la cuisson électrique, le biogaz, le bioéthanol et les briquettes combustibles.

À la suite du premier Sommet sur la cuisson propre en Afrique, tenu en 2024, la Banque s’est engagée à consacrer deux milliards de dollars américains sur dix ans à ce secteur. Elle a déjà alloué environ 135 millions de dollars à des projets liés à la cuisson propre, ce qui a permis de multiplier par dix le montant cumulé de ses financements dans ce secteur, comparativement à la période précédant le Sommet de 2024.

Le soutien du Groupe de la Banque est déjà visible à travers le continent. En Ouganda, il soutient le déploiement d’installations de biogaz ainsi que des subventions visant à rendre plus abordables les appareils de cuisson électriques performants. En Tanzanie, des équipements de cuisson électriques sont intégrés à des investissements plus vastes d’électrification. Au Rwanda, le financement axé sur les résultats vise à élargir l’accès aux technologies de cuisson propre pour 100 000 foyers et 300 établissements.

Le Groupe de la Banque accroît également les financements concessionnels et catalytiques destinés à la cuisson propre, notamment par le biais de la Facilité de financement du Processus de Rome/Plan Mattei et du Programme africain pour la cuisson propre (Africa Clean Cooking Program), géré dans le cadre du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA).

La ​​session a été marquée par des interventions de haut niveau, dont l’annonce par l’Irlande d’une contribution de 300 000 euros pour soutenir les activités de la Clean Cooking Alliance.

« Le succès ne se mesurera pas aux dollars investis, mais aux vies que nous améliorerons », a déclaré Mme Akin-Olugbade. « La cuisson propre doit devenir un pilier central de la transition énergétique de l’Afrique ; une transition qui exige un leadership politique, un financement pérenne et une action collective à grande échelle. »

Distribué par APO Group pour African Development Bank Group (AfDB).

Contact médias :
Amba Mpoke-Bigg
Département de la communication et des relations extérieures
courriel : media@afdb.org