Alamein Africa Forum

Alamein Africa Forum

Son Excellence Abdel Fattah El-Sisi, président de la République arabe d’Égypte, a officiellement inauguré la première édition du Forum Alamein Africa (www.AlameinForum.com), qui a réuni des chefs d’État africains, des investisseurs, des chefs d’entreprise et des institutions financières afin de promouvoir des partenariats susceptibles de stimuler la croissance sur l’ensemble du continent.

Au cours de ce Forum de deux jours, les discussions ont porté sur la manière de transformer les ressources de l’Afrique, son talent entrepreneurial et ses marchés en pleine expansion en investissements productifs, en industries plus solides et en emplois. Les délégués ont appelé à une plus grande appropriation par l’Afrique de l’avenir économique du continent, soutenue par la diplomatie économique, la coopération régionale et l’accès au financement.

Organisé par l’Égypte en collaboration avec l’Union africaine, l’Agence de développement de l’Union africaine – NEPAD (AUDA-NEPAD) et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), le Forum a permis de mettre en relation les dirigeants politiques et économiques à travers des discussions de haut niveau, des tables rondes sectorielles, des réunions bilatérales, une exposition et un espace dédié aux start-ups.

La rencontre a réuni certains des dirigeants les plus éminents du secteur privé du continent, reflétant ainsi la volonté du Forum de placer les entreprises au cœur du programme de croissance de l’Afrique. Parmi les participants figuraient M. Aliko Dangote, président-directeur général de Dangote Industries Limited ; M. Hichem Elloumi, président-directeur général du groupe COFICAB ; M. Mohamed El Kettani, directeur général d’Attijariwafa Bank ; le Dr Corneille Karekezi, directeur général du groupe et PDG d’AfricaRe ; M. Selim Basak, cofondateur et responsable de l’origination chez GemCorp ; M. Agostinho Kapaia, président-directeur général du groupe Opaia ; et M. Ahmed Ezz, président d’Ezz Steel.

Rapprocher les dirigeants, les entreprises et les investisseurs

La création de liens directs entre les entreprises, les investisseurs et les dirigeants politiques était au cœur de la vision du président El-Sissi pour le Forum :

« Le Forum offre aux chefs d’entreprise africains un espace unique pour rencontrer des chefs d’État, discuter des défis auxquels est confronté le secteur des affaires et nouer des partenariats transfrontaliers qui favorisent l’intégration économique et le développement. »

Il a souligné l’importance de combler les lacunes en matière d’information qui empêchent les entreprises d’identifier les opportunités sur les marchés voisins. Dans un contexte d’incertitude géopolitique, il a également mis l’accent sur la stabilité, la solidité des institutions nationales et la coopération pacifique comme fondements de l’investissement.

Cette volonté de transformer les opportunités en résultats a fait le lien entre la cérémonie d’ouverture officielle et les discussions de la première journée. S.E. Mostafa Madbouly, Premier ministre de la République arabe d’Égypte, a mis les participants au défi de passer de l’identification des priorités à la mise en œuvre des projets :

« Comment passer de l’identification des opportunités à l’élaboration de projets, de la définition des priorités à l’obtention de financements, et du dialogue à la mise en œuvre ? »

Pour mener à bien cette transition, il faut que les gouvernements mettent en place des politiques favorables, que les institutions financières apportent des capitaux et des instruments d’atténuation des risques, et que les entreprises stimulent la production, l’innovation et l’emploi.

S.E. le Dr Badr Abdelatty, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et des Égyptiens de l’étranger, a mis en avant la diplomatie économique comme un moyen concret de relier ces acteurs :

« L’intégration économique ne peut se construire uniquement sur des décisions, mais sur des partenariats qui transforment ces décisions en investissements, en projets et en opportunités concrètes. »

Au cours de ces deux journées, M. Abdelatty a mis l’accent sur les infrastructures, la connectivité et la logistique, ainsi que sur l’accès à des financements concessionnels et sur une voix africaine plus forte au sein du système financier international.

Les entreprises ont également besoin de règles compatibles pour opérer au-delà des frontières. S.E. le Dr Mohamed Farid Saleh, ministre de l’Investissement et du Commerce extérieur de l’Égypte, a appelé à une convergence réglementaire, en mettant en avant le secteur pharmaceutique comme un domaine où l’harmonisation des normes pourrait soutenir la production et l’expansion vers de nouveaux marchés.

Partenariats régionaux et résultats concrets

Le renforcement de la production et des investissements dépend des liens entre les marchés africains. Les discussions ont mis en avant les corridors d’infrastructure, la diplomatie commerciale et les partenariats public-privé comme outils permettant d’étendre les opportunités au-delà des frontières.

M. Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’Union africaine, a souligné le lien entre capacité de production et prospérité :

« La transformation locale crée des emplois, de la valeur ajoutée et de la richesse. »

Il a souligné la nécessité pour les petites et moyennes entreprises de tirer parti de la coopération, parallèlement à des réformes concrètes telles que les paiements en monnaies locales et les garanties de financement.

S.E. Évariste Ndayishimiye, président de la République du Burundi et président de l’Union africaine, a réaffirmé l’ambition de renforcer la position économique de l’Afrique :

« Nous invitons nos partenaires à considérer l’Afrique non seulement comme un marché de consommation, mais aussi comme un continent de production, d’innovation et d’investissement. »

Les infrastructures régionales ont illustré comment cette ambition peut se concrétiser dans la pratique. S.E. l’ambassadeur Téte António, ministre des Relations extérieures de l’Angola, a mis en avant le potentiel du corridor de Lobito pour relier l’Angola, la Zambie et la République démocratique du Congo et générer des retombées positives au-delà des frontières nationales.

M. Massad Boulos, conseiller principal du président des États-Unis pour les affaires arabes et africaines, a mis l’accent sur le rôle des partenariats commerciaux et de la diplomatie dans l’ouverture des marchés et l’élimination des obstacles. Les interventions du Burundi et du Nigeria ont également mis en avant la promotion des exportations, la paix, l’entrepreneuriat et les investissements de la diaspora comme piliers de la croissance.

M. Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECA, a souligné que le succès du Forum devait être mesuré à l’aune des transactions et des partenariats qu’il contribue à générer.

Tout au long du programme, des tables rondes ont abordé les thèmes de l’agriculture et des systèmes alimentaires, de l’énergie, des infrastructures et de la logistique, du commerce, de l’innovation numérique et des marchés de la santé, mettant en relation les décideurs politiques, les entreprises et les financiers autour d’opportunités d’investissement. La « Startup Arena » et le concours « African Youth in Artificial Intelligence » ont permis de mettre en avant des entreprises émergentes et de jeunes innovateurs aux côtés de chefs d’entreprise confirmés.

La priorité commune de ce Forum de deux jours était de transformer le dialogue en actions concrètes en mobilisant des capitaux, en développant des industries productives et en créant des partenariats qui traduisent le potentiel économique de l’Afrique en une prospérité durable

Distribué par APO Group pour Alamein Africa Forum.

À propos du Forum Alamein Africa :
Le Forum Alamein Africa a été créé en tant que forum économique africain permanent qui se tiendra tous les deux ans en Égypte. La première édition s’est déroulée du 2 au 4 octobre 2026 à Alamein, en Égypte.

Son objectif est de devenir le rendez-vous incontournable du continent, où le pouvoir politique rencontre l’esprit d’entreprise, en créant un pont entre les moteurs traditionnels de la croissance africaine et les nouveaux secteurs qui définissent son avenir.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : www.AlameinForum.com