La participation du ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, le Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, en tant qu’intervenant à l’African Energy Week (AEW) 2026, qui se tiendra du 12 au 16 octobre au Cap, a été confirmée. Sa participation intervient alors que le Sénégal entre dans une nouvelle phase de développement de son secteur énergétique, à la suite d’un remaniement ministériel qui a scindé l’ancien ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines en deux portefeuilles distincts : Énergie et Pétrole, d’une part, et Mines, d’autre part, accordant ainsi une plus grande importance institutionnelle au secteur des hydrocarbures du pays, en pleine expansion.
L’AEW 2026 offrira au Sénégal une tribune pour mobiliser les investisseurs, alors que le pays s’appuie sur ses récents succès en amont, développe l’utilisation du gaz national et étend les infrastructures nécessaires pour garantir la sécurité énergétique à long terme et soutenir la croissance industrielle.
Le ministre Diouf a pris ses fonctions en juin 2026, à la suite de la formation du nouveau gouvernement sénégalais. À la tête du ministère de l’Énergie et du Pétrole, il dirige les efforts visant à accélérer le développement en amont, à développer l’utilisation du gaz sur le marché intérieur et à renforcer le cadre réglementaire favorisant les investissements à long terme. Sa nomination intervient alors que le Sénégal passe du statut d’explorateur d’hydrocarbures à celui de producteur, cherchant à tirer parti de sa nouvelle production de pétrole et de gaz pour améliorer la sécurité énergétique, réduire la dépendance vis-à-vis des importations de carburant, diminuer les coûts de l’électricité et soutenir l’industrialisation.
Le gisement offshore de Sangomar a dépassé les prévisions de production en 2025, avec 36 millions de barils produits, tandis que les exportations ont atteint environ 3,8 millions de barils pour le seul mois de janvier 2026. L’opérateur Woodside Energy évalue actuellement une deuxième phase de développement qui pourrait encore accroître la production. Parallèlement, le projet de GNL «Greater Tortue Ahmeyim» continue d’intensifier ses activités tout en fournissant 35 millions de pieds cubes standard de gaz par jour au marché intérieur sénégalais. En avril, la compagnie pétrolière nationale Petrosen a acquis la pleine propriété du gisement de gaz de Yakaar-Teranga, qui recèle environ 25 billions de pieds cubes de gaz et qui soutiendra la stratégie à long terme du pays en matière de valorisation du gaz et de production d’électricité à partir du gaz.
Au-delà du développement en amont, le Sénégal investit massivement dans les infrastructures nécessaires à la valorisation de ses ressources gazières sur le marché intérieur. En début d’année, Petrosen a lancé sa première campagne d’exploration terrestre d’une valeur de 100 millions de dollars, menée en toute autonomie, tandis que le gouvernement poursuit l’élaboration de plans pour un projet de réseau de gazoducs nationaux de 400 km destiné à relier la production gazière offshore aux consommateurs industriels. Dans le cadre de son objectif visant à produire 75 % de la capacité électrique installée à partir du gaz naturel, le Sénégal développe également la production d’électricité au gaz grâce à des projets tels que la conversion de la centrale électrique existante de Bel Air (335 MW) et la construction d’une nouvelle centrale au gaz de 366 MW.
Parallèlement à ces investissements, le Sénégal renforce le cadre politique qui sous-tend la croissance à long terme du secteur. Cette année, le gouvernement a fait progresser les réformes de sa réglementation sur le contenu local, visant à accroître la participation nationale tout au long de la chaîne de valeur pétrolière, tout en adoptant ses premières normes nationales pour les équipements solaires photovoltaïques. Ensemble, ces initiatives reflètent la stratégie du Sénégal consistant à tirer parti du développement du gaz naturel parallèlement à l’expansion des énergies renouvelables pour soutenir une croissance économique durable.
« Le Sénégal entre dans une nouvelle phase passionnante de développement énergétique, soutenue par des ressources pétrolières et gazières de classe mondiale, des investissements ambitieux dans les infrastructures et des réformes réglementaires progressistes. La participation du ministre Diouf à l’AEW 2026 offre aux investisseurs une occasion opportune de dialoguer directement avec les dirigeants qui façonnent l’un des marchés énergétiques les plus dynamiques d’Afrique », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’African Energy Chamber.
Lors de l’AEW 2026, le ministre Diouf devrait participer à des discussions de haut niveau sur les investissements en amont, la monétisation du gaz, les infrastructures énergétiques et la coopération énergétique régionale, soulignant ainsi le rôle croissant du Sénégal en tant que l’une des principales destinations d’investissement en Afrique de l’Ouest.
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