30 membres du Comité de Mise en Œuvre Préfectoral (CMOP) et 32 élus locaux venus de Bouar ainsi que des communes d’Hermann-Brousse, Yenga, Béa, Doaka-Koursou, Zotoa-Banguerem et Niem-Yelewa, dans la Nana-Mambere (ouest de la RCA), ont participé à une session de renforcement des capacités soutenue par la MINUSCA. Cette formation a porté sur une meilleure compréhension de leurs missions et sur l’adoption de méthodes de travail efficaces en faveur de la prévention des conflits et de la consolidation de la paix.
Cette session du 23 octobre 2026, permet aux participants de disposer désormais d’outils leur permettant de mieux gérer les défis auxquels leurs localités sont confrontées, notamment pendant les périodes de transhumance.
Dans son discours, la préfète de la Nana-Mambere, Ritha Mirabelle Saravenda, a rappelé les conséquences des tensions communautaires sur la stabilité locale : « Ces tensions communautaires peuvent causer l’insécurité des personnes et des biens, entraver la libre circulation des populations, nuire aux activités économiques et à la coexistence pacifique entre les différentes communautés. La paix et la réconciliation ne peuvent être l’œuvre d’une seule personne ou d’une institution, elle exige la participation de tous ».
À l’approche de la nouvelle période de transhumance, elle a exhorté les différents acteurs à mettre en pratique les connaissances acquises afin d’éviter l’apparition de conflits. « À l’heure de la transhumance, il est préférable de réunir tous les différents acteurs avant que les tensions ne s’aggravent et que les situations de conflits ne deviennent plus difficiles à maîtriser, car notre responsabilité collective est d’agir maintenant dans la prévention plutôt que d’attendre que les conflits produisent des conséquences regrettables », a-t-elle souligné.
La MINUSCA réaffirme son engagement pour la paix
La MINUSCA a salué les efforts déployés par le gouvernement centrafricain en matière de restauration de l’autorité de l’État, de stabilisation et de consolidation de la paix.
Pour Jasminka Kumbric, cheffe du bureau de la Région-Équateur de la MINUSCA, la participation des élus locaux à cette rencontre illustre l’importance de la collaboration entre les institutions et les mécanismes de mise en œuvre de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR).
« Les responsabilités qui ont été confiées par les populations s’inscrivent dans un contexte porteur d’opportunités, mais également marqué par des défis persistants en matière de cohésion sociale, de sécurité et de développement. La MINUSCA reste engagée dans le cadre de son mandat à accompagner les autorités centrafricaines et les acteurs locaux dans les efforts en faveur d’une paix durable fondée sur le dialogue, la cohésion sociale et le respect des droits humains », a-t-elle affirmé.
Des élus déterminés à agir dans leurs communautés
Nouvellement élu, André Yénga estime que les enseignements reçus au cours de cette session lui seront utiles dans l’exercice de ses fonctions : « J’ai appris beaucoup de choses au cours de cet atelier qui vont me permettre de bien travailler dans ma commune. Je vais sensibiliser mes administrés en leur transmettant toutes les informations reçues pour que chacun œuvre pour la paix et le règlement pacifique des conflits liés à la transhumance ».
Les participants ont salué cette initiative qui leur a permis d’échanger leurs expériences, de renforcer leur collaboration et de consolider les mécanismes de prévention des conflits dans la préfecture de la Nana-Mambere.
Distribué par APO Group pour United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA).



