African Energy Chamber

Marie-May Jérémie, ministre de l’Environnement, du Climat, de l’Énergie et des Ressources naturelles des Seychelles, participera en tant qu’intervenante à l’African Energy Week (AEW) 2026, qui se tiendra cette année du 12 au 16 octobre au Cap. Sa participation souligne le rôle croissant du pays dans l’élaboration du programme de transition énergétique des petites îles africaines.

La présence de la ministre Jérémie à l’AEW 2026 intervient à un moment crucial, alors que les Seychelles intensifient leurs efforts pour réduire leur forte dépendance aux combustibles fossiles importés. L’événement offre une plateforme pour attirer les investissements, renforcer l’alignement des politiques et présenter des projets bancables, positionnant ainsi le pays comme une destination viable pour la participation du secteur privé dans les systèmes énergétiques insulaires.

En mai de l’année dernière, l’institution financière internationale qu’est la Banque mondiale a approuvé le Programme d’accélération des énergies renouvelables, une initiative sur sept ans visant à moderniser le réseau et à porter la part des énergies renouvelables à 15 % d’ici 2030. Ce programme met l’accent sur la mobilisation de capitaux privés tout en renforçant les infrastructures de transport afin de s’adapter aux sources d’énergie renouvelables variables.

Le développement de projets prend de l’ampleur dans le pays, en particulier dans le domaine des technologies innovantes adaptées aux contraintes foncières des Seychelles. Le projet photovoltaïque flottant Seysun Lagoon de 5,8 MW, développé par le producteur indépendant d’énergie renouvelable Qair, est en cours de construction et devrait être mis en service en 2026.

Parallèlement aux énergies renouvelables, les Seychelles continuent de rechercher des opportunités en amont pour diversifier leur économie. Le gouvernement a approuvé l’arrivée de nouveaux acteurs dans le secteur de l’exploration en 2025 et a prolongé les accords pétroliers existants, tout en concluant un partenariat en matière d’infrastructures avec la Chine. Selon des estimations multilatérales, plus de 800 millions de dollars d’investissements seront nécessaires au cours des 25 prochaines années.

La réforme réglementaire est au cœur de cette transition, les Seychelles ayant mis en place un cadre pour les producteurs d’électricité indépendants afin d’ouvrir le marché aux développeurs privés. Des contrats d’achat d’électricité standardisés, des réformes de l’accès au réseau et des structures de partenariat public-privé renforcées sont mis en œuvre pour améliorer la transparence, réduire les risques et accélérer la bancabilité des projets dans les domaines de l’énergie solaire, du stockage et des opportunités émergentes en matière d’éolien.

« La participation de la ministre Jérémie souligne l’importance stratégique des nations insulaires dans la transition énergétique plus large de l’Afrique », déclare NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie. « Les Seychelles démontrent comment la réforme des politiques et l’innovation peuvent débloquer des investissements dans des environnements contraignants. Ses perspectives seront essentielles pour faire avancer le dialogue sur des systèmes énergétiques résilients et à faible émission de carbone à travers le continent. »

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