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Intelligence artificielle : demain c’est maintenant

Après les très bonnes nouvelles apportées par les découvertes de vaccins à taux d’efficacité élevé, les professionnels de l’intelligence artificielle planchent déjà sur l’après pandémie. Le SAS CEMEA Virtual Event «Beyond Tomorrow», du 23 au 25 novembre 2020, a été l’occasion de scruter l’avenir de l’environnement économique et commercial à l’ère post-pandémique.

Le monde change. Véritable précurseur, SAS, leader mondial dans le domaine de l’analytique et des solutions basées sur l’intelligence artificielle vient d’organiser SAS CEMEA Virtual Event «Beyond Tomorrow», conférence digitale internationale, sur le post-Covid. Les responsables et décideurs ne s’y sont pas trompés et ont répondu présent.
En effet, les représentants des principales organisations, multinationales et entreprises d’Europe, Moyen-Orient et d’Afrique ont participé à cet événement virtuel dédié à l’avenir de l’environnement économique et commercial. Qui d’autre que SAS s’est sentie plus légitime pour l’organiser ? Pour rappel sur les 100 plus grosses compagnies mondiales, 92 sont clientes de ce groupe exerçant dans 148 pays.

Benchmarker et s’adapter
Pour les organisateurs, ce Digital Event répond aux besoins des entreprises, quels que soient la nature de leurs activités et leurs environnements, afin de s’ajuster aux nouvelles conditions économiques et sociales. Justement, Shukri Dabaghi, Vice-président régional de SAS CEMEA, a soutenu : «Le monde change constamment et les entreprises ont du mal à faire face et à s’adapter à cet environnement économique complexe. Depuis le début de l’année, nous sommes confrontés à une adaptation rapide au travail à distance, nous avons assisté à des changements sans précédent dans le comportement des consommateurs, tandis que de nombreux gouvernements ont mis en place de nouvelles mesures législatives ». Il a ajouté que les stratégies établies en début d’année ont dû être réécrites. La question est maintenant de savoir comment passer du mode réactif au mode proactif ?
Enfin, le Vice-président régional de SAS CEMEA a défendu que la capacité de s’adapter aux besoins en constante évolution du marché, de mettre en œuvre rapidement des modèles analytiques et de prendre des décisions commerciales basées sur des informations analytiques, devient cruciale pour surmonter la crise et prospérer dans la réalité d’aujourd’hui.

Du concret
A l’issue des 3 jours de cette conférence qui fera date, les participants ont saisi l’opportunité d’échanger sur leurs expériences et les moyens mis en œuvre pour surmonter les effets de la pandémie, discuter de nouvelles stratégies et approches de travail, ainsi que sur les nécessaires méthodes d’adaptation aux nouvelles circonstances.
Ce fut une rencontre virtuelle assez concrète du reste. Des cas commerciaux réels sur la façon dont SAS peut aider à transformer une énorme quantité de données en informations utiles ont été exposés. Les participants ont révélé leurs stratégies pour progresser avec l’intelligence artificielle, l’analyse de données avancée, l’IoT, le cloud, etc. Il est vrai que pour créer leur propre programme personnalisé, la conférence a permis aux participants d’opter parmi une variété de contenus, y compris des espaces interactifs et des zones de réseautage focus région CEMEA. A noter qu’entre les panels agrémentés  de discours de visionnaires établis, d’échanges sur les tendances commerciales et technologiques, les sessions dédiées aux professionnels de la science des données, des débats axés sur des industries clés et intersectorielles, des Workshops de direction, des sessions universitaires et éducatives, des jeux et des stands de démonstration, ils avaient l’embarras du choix.

Daouda MBaye

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Interview Mme Nurcan Bicakci Arcan
Directrice Marketing région CEMEA (Central Europe, Middle East and Africa) SAS

Quand Covid-19 accélère la transformation digitale

En marge de l’événement digital, du 23 au 25 novembre, conférence internationale organisée par SAS, le géant américain leader dans l’analytique, qui a réuni les plus grandes entreprises et industries de la région CEMEA, sur discuter de l’usage indispensable de l’intelligence artificielle afin de surmonter la crise pandémiqueMme Nurcan Bicakci Arcan, Directrice Marketing SAS zone région CEMEA revient sur les grandes lignes et les réponses de SAS.  

African Business Journal : La technologie est au cœur de votre métier, quelles sont les principales tendances qui ont évolué durant la période de la Covid-19 dans la région CEMEA ? 

Mme Nurcan Bicakci Arcan : La pandémie a changé notre façon de travailler, d’interagir avec nos clients et d’aborder les défis commerciaux. Tout s’est accéléré considérablement. Au cours des six derniers mois, nous avons assisté à un développement vertigineux de la transformation digitale. Les stratégies numériques qui avaient été planifiées sur des phases de trois ans ont été réduites à quelques semaines, et ce dans différentes industries.
Les institutions financières ont rapidement migré leurs canaux physiques vers le numérique. Les prestataires de soins de santé ont basculé vers la télésanté, les prestataires d’assurances vers l’évaluation des sinistres en libre-service, et les détaillants vers des services d’achats et de livraisons sans contact.
À ce stade, le mot clé est « flexibilité ». Nous avons vu les modèles historiques devenir obsolètes du jour au lendemain et ceux qui disposaient de systèmes et de processus flexibles et adaptables ont pu opérer leur transition beaucoup mieux que les autres. L’histoire nous montre qu’en temps de crise, l’humanité produit ses meilleures idées et innovations. Les entreprises ne sont pas exemptes de cette règle. Soit elles apprennent, s’adaptent et innovent tout en prenant des décisions difficiles et audacieuses, soit elles sont vouées à disparaitre.
Tout au long de cette période, SAS et ses partenaires ont travaillé main dans la main avec nos clients. Nous leur avons permis de réagir à ces changements en construisant une mémoire organisée qui permet de conserver les apprentissages que cette période a mis en lumière.

Dans quelle direction nous mène le progrès technologique notamment durant la période post Covid-19? Et sur quoi les entreprises devraient-elles miser pour réussir le virage numérique ? 

La crise a donné un aperçu de notre avenir où le numérique devient central à chaque interaction. Nous constatons déjà de grands changements dans les comportements des consommateurs, et ces changements resteront d’actualité à l’avenir.
Nous avons mené une recherche à l’échelle de la zone EMEA (Europe, Middle East and Africa) qui montre que COVID-19 a renforcé l’importance de l’expérience client dans les habitudes d’achat des consommateurs. La qualité de l’expérience client reste un facteur d’achat influent, 61 % des clients étant prêts à dépenser davantage pour des marques qui ont offert une bonne expérience client pendant la pandémie. Un tiers des clients ont même déclaré qu’ils abandonneraient les marques avec qui ils avaient eu une seule mauvaise expérience.
Plus important encore, 70 % des nouveaux clients numériques prévoient de continuer à utiliser les services numériques après le déconfinement.
Ce n’est pas qu’une tendance passagère. Les entreprises doivent s’adapter, offrir une expérience hyper personnalisée, ce qui signifie des offres sur mesure et en temps réel sur tous les supports.  Les entreprises doivent comprendre le comportement des clients pour créer des expériences qui leur sont uniques sur les différentes étapes du circuit de consommation.
Les entreprises doivent s’adapter, devenir analytiques pour être capables de rester compétitives dans ce jeu de marché en constante évolution.

Comment la science de la donnée peut-elle être un outil d’aide à la prise de décision ? 

Il y a près de 10 ans, la revue d’affaires de Harvard a qualifié la science des données de « métier le plus sexy du 21e siècle ». C’était bien prévisible, car l’intérêt pour la science des données n’a cessé de croître et des millions de professionnels sont entrés dans ce domaine.
Et ce, pour une bonne raison. À mesure que les entreprises adoptent l’analyse et que la transformation numérique s’accélère, ils deviennent une pièce importante du puzzle.
Mais les données en elles-mêmes ne sont qu’un potentiel. C’est l’intuition analytique et les décisions qui en découlent qui apportent de la valeur aux entreprises.
Nous devons garder à l’esprit que la science des données n’est plus un environnement strictement scientifique. Les compétences techniques, telles que la programmation ou les statistiques sont toujours importantes. Mais il est tout aussi crucial, sinon plus, que les spécialistes de la science des données passent couramment du langage des données au langage des affaires.
Briser les cloisonnements à l’intérieur des entreprises est un prérequis indispensable pour transiter vers une organisation fondée sur les données et prendre des décisions basées sur des analyses.
Les analystes doivent réussir à faire le pont avec la direction et établir une communication de haute qualité au sein de l’entreprise. Chez SAS, une telle approche intégrée est au cœur même du développement de la science des données.

L’intelligence artificielle façonnera désormais le futur de nos sociétés. Comment SAS compte- t-elle accompagner cette évolution ?

Nous avons participé à l’évolution de l’IA depuis ses débuts. SAS a commencé son histoire il y a 45 ans à l’Université d’État de Caroline du Nord. La technologie créée pour améliorer le rendement des cultures a évolué pour devenir un logiciel d’analyse de données sophistiqué, précurseur de l’IA moderne.
Et elle a changé la donne pour la société.
Au début, les logiciels d’analyse étaient utilisés pour des expériences bien ciblées. Aujourd’hui, nous sommes passés à la prévision. Les réseaux neuronaux, qui imitent le fonctionnement du cerveau humain, et d’autres outils d’apprentissage automatique sont utilisés pour faire diverses prévisions dans différents secteurs.
Il est aujourd’hui utilisé par presque tous les secteurs d’activité : dans les essais cliniques, les entreprises de services publics l’utilisent également pour prévoir les pics de demande, les détaillants l’utilisent pour évaluer les habitudes d’achat.
La vision par ordinateur fait une différence dans les soins de santé, elle est utilisée pour interpréter les scanners à l’échelle. Par exemple, la SAS collabore avec l’université d’Amsterdam pour déterminer plus précisément la taille des tumeurs chez les patients atteints de cancer.
Je n’hésiterais pas à dire que le SAS soutient l’évolution de l’IA depuis près d’un demi-siècle maintenant.

Quels sont les projets sur lesquels vous travaillez actuellement, en particulier ceux destinés aux entreprises marocaines ? 

Nous avons récemment conclu un projet d’intelligence artificielle pour détecter la fraude à l’assurance avec Saham Assurance. C’est important car le nombre de demandes d’assurance a fortement augmenté au Maroc, avec un taux de fraude estimé à près de 1 sur 5.
Saham Assurance est la première compagnie d’assurance au Maroc à utiliser l’intelligence artificielle pour lutter contre la fraude.
La coopération avec les universités est également un sujet qui nous tient à cœur, car SAS est fortement ancrée dans le monde universitaire. Au Maroc, nous travaillons en partenariat avec des universités pour préparer les ressources avec les compétences appropriées pour le marché. Cette année, nous avons établi un partenariat avec l’université Sultan Moulay Ismail, et nous suivons le même processus avec l’INPT à Rabat et l’université Cadi Ayyad à Marrakech. Nous espérons étendre encore ce réseau et contribuer à combler le déficit de compétences qui reste une des faiblesses principales dans le monde entier.

Propos recueillis par D. Mbaye

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Bio-Express : Mme Arcan, Directrice Marketing région CEMEA (Central Europe, Middle East and Africa) SAS, a forgé sa carrière en marketing et développement commercial au sein de grandes entreprises internationales (PwC, Turkcell, Neomobile, Turk Telekom Group et Promart). En 2014, elle est nommée directrice du marketing de SAS Turquie et a ensuite occupé plusieurs postes de marketing régional.

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