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E-commerce:  »Panier Express » ou la vente des produits agricoles en ligne

Le panier c’est pour faire des emplettes pour une bonne cuisine. Mais, généralement, les bureaucrates éprouvent des difficultés pour le faire à la sortie des journées bien pleines. Une initiative de trois (3) jeunes togolais vient combler ces tracasseries.

Ils l’appellent «Panier Express». L’idée, faire ses emplettes depuis son bureau, sur son téléphone et voir les commandes livrées au lieu voulu. Eklou Amemassovor et Josué Tchirktema, deux jeunes développeurs d’applications, Eli Etse Kwasi, web designer, et Jessica Bruce, la commerciale, voilà l’équipe «Yeevii» qui travaille sur l’initiative «Panier Express». Ils fusionnent leur compétence à Minodoo, pour dire «Soyons ensemble» dans l’Ewé, une langue populaire parlée au sud du Togo, qui se veut un co-workingspace, un espace de travail collaboratif.
«Panier Express» est une application mobile via laquelle se vendent des produits agricoles. Y sont vendus tous les ingrédients de cuisine. La cible : les fonctionnaires, les hommes et femmes de bureau ou encore ces jeunes qui triment fort et terminent tard et qui, à la sortie du travail, n’ont pas forcément du temps matériel pour aller faire des emplettes avant de faire la cuisine. «Nous avons mené un sondage qui nous a permis de constater que nombreux sont ces jeunes qui sont dans la même situation. Maintenant, nous apportons une approche de solution à un problème réel», explique Eklou Amevassovor. «Pour l’achat, il suffit de se connecter, de choisir le produit voulu. Mais bien avant, vous créez un compte, vous y déposez vos emplettes et tout est enregistré avec vos contacts», explique le manager de l’équipe.

Pas que «Panier Express»
«Panier Express» n’est pas que le seul projet de ces jeunes qui veulent révolutionner l’économie verte. Ils ont également à leur actif «Agbledela», qui veut dire toujours en Ewé le cultivateur. «Agbledela» est, par contre, une plateforme web de préfinancement de la production agricole. «Il y a des agriculteurs qui ont des hectares, mais qui malheureusement n’ont pas ou plus de ressources financières pour les exploiter. Nous faisons donc la publicité de ces champs disponibles que d’autres peuvent louer ou financer la production sur la surface», explique Eklou Amemassovor.
Cette initiative qui a commencé, elle aussi, en 2016 devra être renforcée avec d’autres paramètres incluant un volet «Équipements, suivi et commercialisation». La crème, rappelle-t-il, n’a pas encore pris, mais il rassure que l’avenir est bien prometteur.

Par Sylvio Combey

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