AFRICAN ENTREPRENEURSHIP JOURNAL

La BID accorde plus de 500 millions de dollars à l’Afrique subsaharienne

La Banque islamique de développement (BID) va octroyer plus de 500 millions de dollars de prêts à l’Afrique pour le financement d’infrastructures et le soutien aux PME du continent.

Ce nouveau financement a été annoncé lors de la 43e réunion annuelle du groupe bancaire à Djeddah. Concrètement, la BID va prêter 151,2 millions de dollars à des entreprises publiques sénégalaises, en particulier à la Société nationale de commerce des oléagineux du Sénégal (Sonacos) à hauteur de 40,7 millions pour le programme de collecte de graines d’arachide pour la campagne 2017-2018, et 110,5 millions de dollars à la Société nationale d’électricité (Senelec) pour l’optimisation de sa fourniture d’électricité. La Tunisie, pour sa part, bénéficiera en tout de 149,8 millions de dollars pour financer un projet de développement du secteur électrique (122,1 millions), et la construction de deux hôpitaux dans les municipalités de Thala et Dahmani (27,4 millions), et une enveloppe de 446.000 dollars pour des programmes d’assistance technique. 135 millions de dollars pour le financement des PME africaines En Côte d’Ivoire, la BID financera la construction de la nouvelle université de Boudoukou (nordest du pays) à hauteur de 101,9 millions de dollars. Cette infrastructure d’une capacité d’accueil de 3.000 étudiants dont 1.000 seront logées dans des résidences universitaires. Parallèlement, la Société islamique pour le développement du secteur privé, filiale de la BID, accordera un financement d’un montant de 135 millions de dollars à cinq banques d’Afrique subsaharienne pour les inciter à accorder davantage de prêts aux PME. Il s’agit de l’Afriland First Group du Cameroun (45 millions de dollars), la Banque d’investissement et développement de la CEDEAO (25 millions), la Banque sahélo-saharienne pour  l’investissement et le commerce du Mali (BSIC) et Coris Bank Mali (6 millions). Ces nouveaux financements s’ajoutent à ceux déjà effectués par la BID en Afrique. Déjà en janvier 2018, la Société islami – que pour le développement du secteur privé et IL&FS Invest – ment Limited (IIML), branche ca – pital-investissement du groupe indien IL&FS, avaient signé un accord d’actionnaires pour créer un fonds d’investissement d’un milliard de dollars dédié au fi – nancement des infrastructures dans les domaines de l’électrici – té et des transports sur le conti – nent. Début 2017, la BID avait accordé des prêts à hauteur de 244,2 millions de dollars au Sé – négal et à la Guinée. L’institu – tion bancaire est d’ailleurs l’un des plus importants bailleurs de l’État sénégalais. En outre, elle apporte son assis – tance aux pays qui émettent des obligations publiques qui res – pectent les règles de la finance islamique (Sukuk) à l’instar du Sénégal et la Côte d’Ivoire. ¢

25% des financements de la BID dédiés à l’Afrique La BID a vu le jour en 1975. Ses principaux actionnai – res sont l’Arabie saoudite (23,5%), la Libye (9,4%), l’Iran (8,3%), le Nigéria (7,5%) et les Émirats ara – bes unis (7,5%). Toutes ses transactions reposent sur la Charia (loi islamique). Elle gérait plus de 19,9 milliards de dollars d’actifs à la fin 2016. Ses financements se concentrent principalement en Asie (70%) et en Afrique (25%).

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