Pan-African Private Sector Trade and Investment Committee (PAFTRAC)

Les résultats préliminaires de l’enquête PAFTRAC (https://PAFTRAC.Afreximbank.com/) 2026 auprès des PDG africains sur le commerce, présentés lors du Forum public de l’OMC à Genève, ont révélé que 81,3 % des cadres supérieurs s’attendent à ce que leurs activités transfrontalières se développent au cours des douze prochains mois.

Le commerce intra-africain a dépassé la Chine, l’Europe et les États-Unis en tant que principale destination ciblée par les dirigeants. Cependant, le commerce intra-africain de marchandises reste bloqué entre 15 et 18 % du total des exportations et n’a que très peu progressé malgré la mise en œuvre opérationnelle de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Cette enquête, qui en est désormais à sa sixième édition et dont l’échantillon est passé de 400 répondants en 2021 à plus de 2 500 en 2026, constitue l’un des baromètres les plus fiables du sentiment des dirigeants africains à l’égard du commerce. Ses conclusions mettent en évidence un continent où l’appétit pour l’intégration régionale dépasse les capacités des systèmes conçus pour la rendre possible.

Un surcoût de 31 milliards de dollars pour le commerce africain

Au cœur de ce fossé structurel se trouve un obstacle financier qui va au-delà de l’accès au capital. Les emprunteurs souverains et institutionnels africains se voient systématiquement attribuer des notations de risque par les agences de notation occidentales qui, selon une analyse de la SFI, se traduisent par un surcoût estimé à 31 milliards de dollars par an.

« Le cœur du problème réside dans la perception du risque, ou ce que beaucoup d’entre nous appellent une “prime de préjugé” », a déclaré le professeur Patrick Utomi, président de PAFTRAC. « Lorsqu’une économie en pleine guerre obtient des conditions de financement plus avantageuses qu’un État africain stable et en paix, c’est que le système interprète mal la réalité. Des règles mondiales obsolètes et des méthodologies de notation subjectives imposent une taxe directe sur le commerce africain. »

Les conséquences sont considérables. Au total, 57 % des dirigeants interrogés ont qualifié l’accès au financement du commerce pour les transactions transfrontalières de difficile ou très difficile. La SFI estime le déficit de financement des PME africaines à plus de 331 milliards de dollars.

La mise en œuvre est le goulot d’étranglement

Les conclusions de l’enquête sur la ZLECAf révèlent un fossé profond entre la volonté commerciale et la réalité opérationnelle. Alors que 70,2 % des personnes interrogées font état d’un impact opérationnel tangible des réformes liées à la ZLECAf, la connaissance des mécanismes permettant sa mise en œuvre concrète reste très limitée.

Plus de la moitié des personnes interrogées ne connaissent pas le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), un dispositif conçu pour contourner les frictions liées à la compensation en dollars dans les transactions intra-africaines. La connaissance de l’« E-Tariff Book », de l’Observatoire africain du commerce et des outils de signalement des barrières non tarifaires de la ZLECAf est tout aussi limitée.

Rapport complet : octobre 2026

Cette présentation constituait la première présentation publique des résultats préliminaires de l’enquête. La publication du rapport complet de l’enquête PAFTRAC 2026 auprès des PDG africains sur le commerce est prévue pour octobre 2026. Il fournira une analyse exhaustive des barrières commerciales, des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la ZLECAf et des contraintes de financement, et présentera des recommandations de politique publique émanant du secteur privé, formulées à partir des réponses de plus de 2 500 dirigeants à travers le continent.

Pour recevoir le rapport complet ou participer au webinaire de lancement, veuillez vous rendre sur : https://apo-opa.co/4rRN0y2

Distribué par APO Group pour Pan-African Private Sector Trade and Investment Committee (PAFTRAC).

Notes à l’attention des rédacteurs :
Les conclusions préliminaires ont été présentées lors du Forum public de l’OMC 2026, qui s’est tenu à Genève le 16 septembre 2026, dans le cadre d’une session organisée par Afreximbank et PAFTRAC. Le panel de cette session était composé du professeur Patrick Utomi (PAFTRAC), d’Helina Bischoff (Swiss-Africa Business Circle), de Miyoba Lubemba (Centre du commerce international) et de Vasiliki Mavroeidi (Centre de développement de l’OCDE), sous la modération de Lukwesa Burak (African Business Magazine).

Contact presse :
Pour plus d’informations sur le rapport « PAFTRAC Africa CEO Trade Report 2026 », y compris l’accès à la présentation complète des résultats préliminaires, veuillez contacter Rawan El Araby par e-mail à l’adresse r.elaraby@icpublications.com

À propos de PAFTRAC :
le Comité panafricain du commerce et de l’investissement du secteur privé (PAFTRAC) rassemble les dirigeants du secteur privé africain et offre une plateforme de plaidoyer unique qui met en relation le secteur privé africain et les décideurs politiques africains afin de soutenir le commerce et les investissements intra- et extra-africains, ainsi que l’entrepreneuriat panafricain. Cette plateforme contribue à faire progresser les priorités panafricaines en fournissant un cadre pour l’engagement du secteur privé sur les questions de commerce et d’investissement en Afrique, notamment l’élaboration des politiques et les négociations commerciales, afin de soutenir les économies africaines conformément aux ambitions de l’Agenda 2063 : « L’Afrique que nous voulons ». PAFTRAC renforce le plaidoyer et soutient les actions et recommandations du secteur privé en matière de commerce et d’investissement aux niveaux national, régional et multilatéral, ainsi qu’au niveau des corridors commerciaux.