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Business Model: Pas de commissions sur les financements…

Bassita compte aujourd’hui huit employés à temps plein, répartis dans deux départements centraux : Créativité et Fundraising.

Dans le premier département on retrouve notamment un graphic designer et un éditeur de vidéo, et dans le second une équipe spécialisée dans l’accompagnement des ONG/initiatives dans la levée de fonds. Comment la start-up se rémunère-t-elle? «Bassita se rémunère en produisant ces campagnes», indique Salem. «Le prix de la campagne dépend du montant recherché par l’ONG ou l’initiative. Pour de grandes ONG ou organisations internationales comme l’Unicef, le retour sur investissement peut atteindre sept fois le montant investi dans une campagne de clickfunding. Pour d’autres ONG, le retour sur investissement varie de x2 à x4».

La start-up perçoit, pour le moment, des commissions sur les financements octroyés par les partenaires. «Nous ne prenons aucune commission sur l’argent versé aux initiatives que nous soutenons. Si nous ne nous interdisons pas de le faire un jour, cela ne fait pas partie, aujourd’hui, de notre business modèle», précise-t-il.

L’entreprise «qui n’a jamais eu d’apport de capital» table sur un chiffre d’affaires oscillant entre 250.000 et 300.000 dollars cette année. Loin de son capital initial de 10.000 euros. «Nous (les cofondateurs) possédons toujours 100% du capital de Bassita, car nous recherchons un véritable partenaire, pas un fonds d’investissement intéressé uniquement par le profit qu’il générera avant de revendre ses parts», révèle Salem.

Innover pour anticiper sur la concurrence
Bassita semble s’être préparée à une éventuelle concurrence en misant continuellement sur l’innovation. «Une boîte qui souhaiterait copier notre modèle mettrait du temps à rattraper notre niveau technologique. Le clickfunding est, cependant, une marque déposée. Nous nous protégeons c’est vrai, mais nous pensons que notre meilleure protection est notre avance en termes de savoir-faire, d’innovation technologique, etc., par rapport à de potentiels concurrents», rassure-t-il.
Il n’empêche que la start-up est ouverte à d’éventuels partenaires qui souhaitent développer des projets à fort impact social. «Certes, en tant qu’entreprise sociale, nous nous méfions d’une utilisation détournée du clickfunding, mais ceux qui souhaitent utiliser ce modèle pour contribuer à un impact positif sont les bienvenus».

Par E.S.

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