Tic & Ecologie

Éolien: le Maroc obtient 130 millions d’euros pour financer sa phase II

La banque allemande KFW a octroyé un prêt de 130 millions d’euros au gouvernement marocain pour le financement de son projet éolien.

Ce montant financera la construction des parcs éoliens de Tanger II, Midelt et Jbel Lahdid dans le cadre de la phase II du Projet intégré éolien du Maroc piloté par l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). Ce projet vise la construction de six parcs éoliens d’une puissance de 1.000 mégawatts (MW). La première consiste en la mise en place de 150 MW à la centrale éolienne à Taza, tandis que la deuxième phase permettra la construction des parcs éoliens Tanger II (100 MW), Boujdour (100 MW), Toskrad (300 MW), Midelt (150 MW) et Jbel Lahdid (200 MW).
Ce projet éolien fait partie du vaste programme de développement des énergies renouvelables du Maroc qui vise à porter la part de ces énergies propres à 52% dans la production d’électricité.
Le Royaume semble être sur la bonne voie ; il figure dans le top 3 des plus gros marchés éoliens en Afrique et au Moyen-Orient avec 787 MW de capacité installée cumulée d’énergie éolienne entre 2014 et 2015, selon un rapport publié en avril 2016 par Global Wind Energy Council (GWEC). Le Maroc est devancé par l’Afrique du Sud (1.053 MW installés) et l’Égypte (810 MW).
La Chine est le leader mondial de cette énergie propre avec une capacité installée cumulée de 145.362 MW en 2015, devant les États-Unis (74.471 MW) et l’Allemagne (44.947 MW).

Parallèlement, l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE) – Branche Eau a engagé d’autres projets en matière d’assainissement liquide. Entre 2000 et 2016, il a pris en charge la gestion de ce service dans 112 villes et centres au niveau national, pour une population de 4,63 millions d’habitants, avec un investissement global de 10,87 milliards de dirhams.
D’après l’ONEE, cet investissement vise à «renforcer les infrastructures d’assainissement de ses centres d’interventions, liées à la collecte des eaux usées et pour construire des stations d’épuration des eaux usées, qui étaient auparavant rejetées dans le milieu naturel à l’état brut».

Construction de 93 stations d’épuration
Parmi ces réalisations, on peut citer «Le projet d’assainissement du Grand Nador» (Nord du Maroc) réalisé dans le cadre de la dépollution de la lagune de Marchica, pour un montant de 850 millions de dirhams (MDH) qui concerne la ville de Nador et 6 centres avoisinants, soit une population de 230.000 habitants ; «Le projet d’assainissement d’Al Hoceïma» (nord-est du Maroc) dont la construction a coûté 230 MDH pour une population de 130.000 habitants et «Le projet d’assainissement de la ville de Saidia» (extrême nord-est du Maroc) d’un montant de 330 MDH), en faveur de 245.000 habitants. «Ces projets ont permis de renforcer la contribution du Maroc à la protection du littoral de la Rive-Sud de la Méditerranée», indique l’ONEE qui compte également à son actif «Le projet d’assainissement de la ville de Dakhla» (Sud du Maroc) réalisée pour un coût de 245 MDH, et «Le projet d’assainissement de la ville de Khénifra» au sud du Royaume (241 MDH).
Au total, l’Office a mis en place «un linéaire du réseau d’assainissement de 4.800 km au niveau des différents centres» et réalisé «93 stations d’épuration assurant une capacité d’épuration d’environ 130 Mm3/an (130 millions de m3/an)». Toujours selon l’entreprise, ces projets d’assainissement réalisés ont permis d’atteindre, à fin 2016, un taux de raccordement de 90% et un taux de dépollution de 71%. L’entreprise prévoit de consacrer 4,3 milliards de dirhams durant la période 2017-2020, pour la réalisation de 50 nouvelles stations d’épuration d’une capacité de plus de 148.000 m3/jour et la pose d’environ 1.015 km de canalisations.
Ces projets entrent dans le cadre du Programme national d’assainissement (PAN) lancé en 2005 par le ministère de l’Intérieur et le département de l’Environnement marocain. Objectifs : réduire la pollution engendrée par les eaux usées d’au moins 60%, et améliorer le taux de raccordement à l’assainissement pour atteindre 80% en milieu urbain.

Par Moussa Sène

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